Gauchebdo est une exception. Il n’y a pas à s’en réjouir. A suivre la logique de concentration qui régit le développement de la presse écrite, ce journal aurait dû être racheté par un groupe européen, transformé en « gratuit », être devenu un support à petites annonces, avoir infléchi sa ligne éditoriale vers toujours plus de sensationnel, ou tout cela en même temps !
Combien de journaux, notamment régionaux, autrefois indépendants, sont passés entre les mains d’un grand groupe commercial ?
Dans le canton de Vaud, « Tam-Edipresse » possède aujourd’hui la quasi-totalité des titres de presse écrite, et a des participations dans la chaîne La Télé, ainsi que dans différents portails Internet. Pareil monopole n’est pas anodin.
La liberté de la presse, essentielle en démocratie, ne peut se concevoir qu’avec l’indépendance de celle-ci. Indépendance rédactionnelle - qui n’empêche pas d’assumer une ligne politique - et indépendance financière. En ayant recours que de manière exceptionnelle à la publicité et en ne dépendant d’aucune subvention, Gauchebdo peut se targuer de jouir d’une liberté devenue rare.
Cette liberté a un prix. Votre journal ne vit que par l’attachement constant et fidèle de ses lecteurs et amis. En vous abonnant, en abonnant une connaissance ou en faisant un don, vous permettez qu’il subsiste en Suisse romande une presse indépendante d’opinion. Ce n’est pas rien.
Quelle que soit son orientation politique, que vive la presse libre ! Que vive le débat d’idées !