Alors que François Hollande vient tout juste d’être élu président de la République française, toutes les préoccupations des partis se tournent dorénavant vers l’échéance des législatives qui se dérouleront les 3 et 17 juin. « Cette victoire est un tournant, mais il faut absolument maintenir la pression en envoyant un maximum de candidats du Front de gauche à l’Assemblée nationale », lance Magali Orsini, candidate de ce parti dans la 6e circonscription des Français de l’étranger qui couvre la Suisse et le Liechtenstein. L’ancienne conseillère municipale du Grand-Saconnex, dans le canton de Genève, expertecomptable et juge assesseur au Tribunal administratif de première instance pour la fiscalité, met « l’humain d’abord », valeur qui a été bien piétinée durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Membre de l’organisation Attac, elle met aussi en avant, dans son programme, la nécessité de remettre en cause la domination sans partage du capital financier sur le monde. « Les milieux financiers veulent la mort du système social européen. François Hollande parviendra-t-il à renégocier le pacte budgétaire comme il l’a promis ? », se demande-t-elle, tout en proposant la création d’un grand pôle financier public pour l’investissement et la croissance et pour un audit de la dette des pays européens.
Face à elle, douze candidats se présentent. Pour la gauche, le PS présente l’ancienne députée genevoise, Nicole Castioni, et les Verts lancent Ximena Kaiser Morris. A droite, la candidate de l’UMP, Claudine Schmid, escompte bénéficier d’un bon report des voix des Français de Suisse, qui ont soutenu largement Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle.
Envoyer le lien vers cette page par courriel