L’Usine de Genève en bisbille avec Maudet

Genève • Ce vendredi 2 octobre, l’Usine, haut lieu de la culture alternative à Genève, a verrouillé ses portes aux visiteurs pour un soir. Ce qui n’a pourtant pas empêché les gens de faire la fête à l’extérieur jusque tôt le matin. Ce mouvement de grève est lié aux exigences de Pierre Maudet et du Département de la sécurité et de l’économie (DSE) d’exiger cinq autorisations séparées d’exploitation de salles à l’Usine contre une précédemment.

l'’Usine, haut lieu de la culture alternative à Genève, a verrouillé ses portes aux visiteurs pour un soir. CC

Ce vendredi 2 octobre, l’Usine, haut lieu de la culture alternative à Genève, a verrouillé ses portes aux visiteurs pour un soir. Ce qui n’a pourtant pas empêché les gens de faire la fête à l’extérieur jusque tôt le matin. Ce mouvement de grève est lié aux exigences de Pierre Maudet et du Département de la sécurité et de l’économie (DSE) d’exiger cinq autorisations séparées d’exploitation de salles à l’Usine contre une précédemment. «Cela va à l’encontre de notre principe de défendre une structure organique et solidaire!», ont précisé les différentes entités de l’Usine. Déjà menacée d’une fermeture administrative par le même magistrat en avril 2014, pour les mêmes raisons, l’Usine a pourtant lâché du lest en avril dernier, suite à sa rencontre, avec la cheffe du Département de la culture, Anne Emery-Torracinta, en acceptant de déposer cinq demandes d’autorisations en prévision du changement de loi sur la Restauration, le débit de boissons, l’hébergement et le divertissement (LRDBHD). Las, malgré les promesses des magistrats, l’Usine attend toujours qu’une autorisation unique de buvette lui soit délivrée durant la phase de transition en attendant que la LRDBHD entre en vigueur le 1er janvier 2016 et que deux dons de la Loterie romande de 40’000 et 30’000 francs, bloqués par les services de Pierre Maudet, soient enfin libérés. Voudrait-on museler la culture alternative ou la formater, que l’on ne s’y prendrait pas autrement.