RIEIII: Lucerne et Neuchâtel, mauvais exemples

Courrier des lecteurs• Pierre Aguet, ancien conseiller national PS, réagit sur la votation du 12 février

Après Lucerne, voilà que Neuchâtel limite le nombre d’heures d’enseignement dans ses écoles. Il faut faire des économies, les caisses publiques étant désespérément vides. Nous le disons depuis longtemps, le démantèlement des services publics dépend directement de ceux qui, avec l’effort de tous, encaissent les bénéfices de l’activité générale et refusent de payer les impôts qu’ils doivent.

Or, les deux cantons cités ont baissé drastiquement les impôts de leurs entreprises sous prétexte que d’autres viendraient s’installer chez eux et que celles qui s’y trouvent déjà seraient si prospères qu’elles payeraient plus d’impôts qu’avant. Cette théorie ne s’est jamais concrétisée. Ces deux cantons en donnent la preuve. Le seul argument des défenseurs de la RIEIII fédérale tombe. J’ajoute que les entreprises internationales ne font, depuis de nombreuses décennies, apparaître leurs bénéfices que dans les Etats qui ne les imposent pas. C’est le scandale peu médiatisé des prix de transfert. Voilà qui flétrit encore plus l’argument.

Ne nous laissons pas enfumer plus longtemps avec ces prétextes qui ont la vie dure à force d’être répétés de votations en votations. Ne donnons pas plus d’argent à ce 1% de notre population la plus riche. Elle ne nous le rendra pas au centuple comme elle le promet. Non, ne nous laissons plus avoir…

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