Les prestations complémentaires ne sont pas accessoires

Il faut le dire• Alors que d’une main, le Conseil fédéral propose des millions de cadeaux fiscaux aux entreprises dans le cadre de la RIE III, de l’autre, il s’apprête à couper sèchement dans les prestations complémentaires dans le cadre de la révision de la Loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI (LPC)...

Alors que d’une main, le Conseil fédéral propose des millions de cadeaux fiscaux aux entreprises dans le cadre de la RIE III, de l’autre, il s’apprête à couper sèchement dans les prestations complémentaires dans le cadre de la révision de la Loi fédérale sur les prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI (LPC). Lancée en septembre dernier, celle-ci est actuellement examinée par une commission du Conseil des Etats, avant de passer au parlement.

Le projet prévoit d’économiser 300 millions de francs d’ici 2030, essentiellement aux dépens des personnes âgées et handicapées. Face à ces menaces, une Alliance prestations complémentaires s’est constituée, regroupant des syndicats, des associations de personnes handicapées ou de seniors comme l’AVIVO, pour dénoncer ce programme d’austérité au détriment des plus fragiles de la société. «Dans les prestations complémentaires, qui sont devenues un pilier indispensable de la sécurité sociale, il n’y a pas de marge de manœuvre vers le bas. Les PC sont un filet de sécurité qui ne supporte pas de compromis», a averti très clairement Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’Union syndical suisse (USS), lors d’une conférence de presse.

«Le niveau actuel des prestations complémentaires doit non seulement être maintenu, mais si possible amélioré», a insisté Michel Pillonel, co-président du Conseil suisse des aînés (CSA). Une première preuve de ce durcissement devrait avoir lieu le 13 février, quand la commission traitera du loyer maximum pris en compte dans les calculs PC. Avec 1’100 francs pour une personne seule et 1’250 francs pour les familles et les couples, ces montants ne correspondent absolument plus aux loyers actuels. Des propositions pour réduire la franchise sur la fortune ou les remboursements des primes maladie pour une économie globale de 160 autres millions sont aussi évoquées par la droite et l’Union patronale.

Ce nouveau programme de coupes est d’autant plus scandaleux que le Conseil fédéra, défenseur d’un programme routier de 3 milliards par année, n’a même pas fait mine de rechercher de nouvelles recettes fiscales pour parer ce nouveau programme de démantèlement des assurances sociales.

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