Haro sur les stages non-payés

Genève• A l’occasion de la journée des Nations Unies pour la justice sociale, le 20 février, la coalition globale des stagiaires (Global Intern Coalition) appelle à une mobilisation pour protester contre «la pratique injuste et discriminatoire des stages non-rémunérés»

A l’occasion de la journée des Nations Unies pour la justice sociale, le 20 février, la coalition globale des stagiaires (Global Intern Coalition) appelle à une mobilisation pour protester contre «la pratique injuste et discriminatoire des stages non-rémunérés». Des actions sont prévues dans plusieurs villes du monde. A Genève, rendez-vous est d’ores et déjà pris à 12h30 à la place des Nations.

L’occasion pour la gauche genevoise de rappeler qu’un projet de loi visant à adopter une définition stricte du stage a été récemment déposé au Grand Conseil. Celui-ci doit selon elle être limité aux expériences professionnelles menées au cours d’une formation ou qui sont nécessaires à l’entrée dans une autre formation, et à celles qui s’inscrivent dans le cadre législatif actuel visant la réinsertion sociale ou professionnelle.

«Le recours aux stages est toujours plus répandu. En découlent des abus évidents, avec des emplois qui n’ont rien de formatif, peu voire pas payés, sur des durées parfois étendues. Or, une étude de l’Unige a montré que ces stages n’ont aucun lien de causalité avec l’insertion sur le marché du travail», dénonce la conseillère nationale Lisa Mazzone. Et de souligner que «dans les organisations internationales, 76% des stagiaires dépendraient du soutien matériel de leurs parents et les postes «junior» disparaissent au profit des stages». La verte a également déposé un postulat au Conseil national, demandant «un rapport exhaustif sur la situation des stages en Suisse».

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