Le Grand Conseil fait la sourde oreille

Vaud• La manifestation qui a réuni 500 personnes lundi soir en faveur d’une législation clémente pour les migrants ne sera pas parvenue à faire infléchir la majorité de droite du Grand Conseil vaudois

(Photo: François Graf/Strates)

La manifestation qui a réuni 500 personnes lundi soir en faveur d’une législation clémente pour les migrants ne sera pas parvenue à faire infléchir la majorité de droite du Grand Conseil vaudois. Mardi, après de longues discussions et en premier débat, celui-ci a finalement décidé par 73 voix contre 64 de réintroduire dans la loi la possibilité d’arrêter des migrants frappés d’une décision de renvoi lorsqu’ils se rendent au Service de la population (SPOP) pour percevoir l’aide d’urgence à laquelle ils ont droit.

Il s’agit d’un «piège», ou d’un «guet-apens» tendu à des personnes «dont le seul tort est de s’être rendu en Suisse en aspirant à un avenir meilleur» a argumenté, en vain, le socialiste Jean Tschopp, rapporteur de minorité. Le député de La Gauche POP solidaritéS Jean-Michel Dolivo a quant à lui souligné le risque de voir ces personnes renoncer à toute aide de peur de se faire arrêter. «Il y a un risque de développement de situations familiales, sanitaires et matérielles catastrophiques ou d’une petite délinquance, car ces personnes devront bien survivre», a-t-il alerté, laissant la droite de marbre. Le deuxième débat débutera la semaine prochaine.

La proposition de Jean-Michel Dolivo de procéder dans le canton de Vaud à un projet de régularisation similaire à celui de Genève (voir notre édition du 24 février) n’a pas non plus passé la rampe.

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