La longue liste des démantèlements socialistes

Neuchâtel• Le gouvernement à majorité socialiste a opéré une trentaine de coupes dans les prestations publiques depuis son entrée en fonction, dénonce le POP.

La campagne électorale est lancée. Les affiches encombrent les agglomérations, les débats se déroulent dans les médias et les tracts inondent les ménages. L’humour fait aussi partie d’une campagne et une affiche représente parfaitement la pratique de la formation politique qui la diffuse. Il s’agit de celle des libéraux-radicaux. «Notre force c’est vous», dit-elle. Remarquable honnêteté pour illustrer l’exploitation de l’homme par l’homme… libéral!

Reste que les promesses électorales ne sont pas très motivantes pour une grande partie de la population, qui n’y croit plus. Histoire de se pencher sur du concret, le POP neuchâtelois s’est donc attelé à répertorier les décisions prises par le Conseil d‘Etat à majorité socialiste durant cette dernière législature en matière de prestations publiques. Une analyse qui révèle un démantèlement d’une ampleur jamais connue. Ce sont en effet pas moins de 28 mesures de coupes dans des prestations publiques qui ont été prises. Pourtant, les trois conseillers d’Etat socialistes sont massivement soutenus par leur parti!

28 réductions dans les prestations
En 2014, l’aide sociale est coupée de 15% pour les personnes de moins de 35 ans sans enfants, les suppléments ménage pour les familles sont réduits de 200 à 50 francs par enfant, l’aide au déménagement pour les personnes impotentes est diminuée, l’aide pour les diabétiques qui nécessitent un régime alimentaire spécial est supprimée, les primes de départ en retraite et cadeaux de fin d’activités pour les fonctionnaires sont supprimés, les frais de sommation (rappel) sont augmentés, la participation des parents pour les enfants placés en institution est augmentée de 25 à 30 francs par jour, leur participation pour les soins en psychomotricité passe de 28.- à 96.- par séance les normes de subventionnement des EMS sont abaissées, la fiscalité sur le bénéfice des entreprises se poursuit.

En 2015, on observe une réduction dans les faits de deux mois d’indemnités liées aux mesures d’insertion professionnelle, une réduction du montant budgété des bourses d’étude, une augmentation du nombre de pénalités infligées aux chômeurs ayant fauté, un nouvel abaissement des normes de subvention des EMS, la suppression de la limite minimale de dotation pour le personnel des EMS = moins d’employés par patient, l’abaissement de l’aide au ménage pour les personnes âgées, l’augmentation des prix pour le déplacement en transport public des classes d’école.

En 2016, la baisse de l’impôt des personnes physiques, pourtant promise pour faire accepter la baisse fiscale des entreprises, est provisoirement suspendue, une participation de 4 millions des communes au Fonds fédéral d’infrastructure est instaurée, l’Etat diminue sa part de financement au service d’éducation de rue pour les jeunes en rupture sociale

Enfin, en 2017, les mesures d’insertion professionnelle sont supprimées, entraînant une chute plus rapide dans l’aide sociale et la précarisation, l’aide sociale est réduite de 20% pour les jeunes entre 18 et 35 ans sans emploi et de 15% pour les jeunes entre 18 et 35 ans qui travaillent, la franchise sur le revenu pour les apprentis à l’aide sociale passe de 400.- à 200.- par mois, le supplément de formation pour les étudiants est réduit, l’aide aux frais de montures des lunettes est diminuée, les sanctions maximales pour les bénéficiaires de l’aide sociale passent de 15% à 30%, le nombre de personnes pouvant bénéficier des subsides d’assurance maladie est réduit par l’abaissement du revenu pris en considération, les subsides pour l’assurance maladie ne sont pas adaptés malgré la hausse de 5,6% des primes. On peut encore ajouter à cela une révision à la baisse de la grille salariale de la fonction publique et une baisse des subventions à diverses institutions.

Entre-temps, la fortune des 2% les plus riches du canton s’est accrue de 1,2 milliard en 5 ans.

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