Le POP abat ses cartes à Neuchâtel

Neuchâtel• Le POP expose son arsenal destiné à conquérir les électeurs.

Après avoir évoqué, dans notre édition du 10 mars, les principales décisions antisociales du gouvernement durant la législature qui s’achève, il s’agit aujourd’hui de présenter des propositions alternatives, pour «faire de la politique autrement», selon le slogan du POP.

S’ils pourront parfois être considérés comme utopiques, les objectifs du POP vont plus loin que la simple correction de certaines décisions. Il s’agit tout d’abord de s’opposer au centralisme forcené conduit par l’Etat et la large majorité qui le soutient. Et de remplacer la logique de concurrence par une logique de solidarité entre les régions du canton et tous ses habitants. Le POP veut développer une pratique politique de proximité selon l’idée du citoyen-partenaire. L’unité du canton ne se décrète pas, elle se construit dans le respect des différences et avec tous les milieux concernés.

Fiscalité, santé, emploi
En matière de fiscalité, il s’agit de mettre en place une justice fiscale transparente, de développer les moyens pour combattre les abus qui proviennent le plus souvent des milieux les plus aisés et de promouvoir une meilleure répartition des richesses dans le canton. L’ambition: réduire les différences entre les plus riches et les plus pauvres, car chaque être humain mérite d’avoir sa place au sein de la société.

En matière de santé, les popistes sont satisfaits de la votation sur l’hôpital neuchâtelois (HNE) et veilleront à l’application de la décision populaire. Le POP s’oppose à la conception marchande de la santé publique et défend une médecine de proximité. Pour le parti, les patients doivent être au cœur de tout projet. Le personnel doit également être entendu et compris dans tout débat concernant la réorganisation de la politique hospitalière cantonale, ceci afin d’établir un lien entre les objectifs théoriques et leur mise en pratique.

Pour le POP, la garantie d’un emploi pour tous ne sera possible qu’avec la réduction du temps de travail. Le développement des technologies vise à réduire le nombre de salariés pour assurer les profits dont se nourrissent les dirigeants de la planète. Cela ne constitue pas une garantie de vie pour les êtres humains et il convient d’agir au plus vite et dans toutes les situations pour changer de paradigme.

L’évolution du climat démontre de manière de plus en plus concrète que l’être humain ne pourra continuer son développement sur la planète que s’il parvient à prendre en compte les besoins fondamentaux de la nature. Le développement durable passe par une transformation constante et progressive de nos modes de consommation et de production eux-mêmes définis par le changement progressif de notre conception du bien-être. Pour le POP, il s’agit de passer du PIB (Produit intérieur brut) au BIB (Bonheur intérieur brut). Pour de nombreux militants, l’écologie devient l’élément fondamental de nos propositions politiques.

En lien avec cela, la politique agricole doit également être revue et ne peut plus se développer selon les règles libérales de l’économie de marché. Elle doit redevenir ce qui donne à manger aux gens et les liens entre les consommateurs citadins et les paysans doivent pouvoir se développer par le biais de marchés locaux soutenus par les autorités.

Toucher un public désabusé
Enfin, les liens entre autorités cantonales et communales doivent être améliorés et intensifiés. Il n’est pas acceptable que le canton reporte sur les communes et parfois de manière déséquilibrée une partie de ses soucis financiers.

Fort de ces quelques propositions touchant à notre manière de vivre, le POP pourrait toucher un public désabusé par la politique traditionnelle et réaliser un résultat surprenant.

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