Le PS veut chasser les assureurs maladie des Chambres fédérales

Suisse• Réunis fin juin en assemblée générale, les délégués du parti socialiste ont pris différentes décisions relatives au domaine de la santé.

Réunis fin juin en assemblée générale, les délégués du parti socialiste ont adopté un papier de position qui exige plus de contrôle démocratique et moins de recherche de profits, afin de freiner l’augmentation des coûts de la santé. «La concurrence et les privatisations n’ont pas pour seule conséquence la hausse des prix, elles compromettent également la qualité de l’offre, accroissent la sélection des patients et augmentent la pression faite sur le personnel et les conditions de travail», a dénoncé la vice-présidente du PS Suisse, Barbara Gysi, selon un communiqué diffusé par le parti.

Plafonner les primes

Les délégués ont également donné à la direction du Parti la mission de préparer une initiative populaire qui plafonnerait les primes de caisses maladie à 10% des revenus d’un ménage. «L’état de santé doit-il dépendre du porte-monnaie? Naturellement non, nous devons garantir l’accès à une médecine de qualité à des prix abordables. Nous devons absolument empêcher qu’une médecine à deux vitesses voie le jour», a souligné le conseiller fédéral Alain Berset.

Enfin, les délégués ont soutenu le lancement d’une initiative «Pour un Parlement indépendant des caisses maladie», qui rendrait incompatibles un mandat parlementaire et un poste dans une caisse maladie. Pour rappel, les présidents du Conseil national et du Conseil des Etats sont actuellement rémunérés par le Groupe mutuel.

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