18 organisations s’indignent des attaques contre l’aide sociale

Aide sociale• Dix-huit organisations parmi lesquelles Caritas Suisse, Avenir Social ou l’Union syndicale bernoise ont dénoncé cette semaine les «attaques incessantes contre l’aide sociale en Suisse», et en particulier le projet du canton de Berne de la réduire de 10%.

Dix-huit organisations parmi lesquelles Caritas Suisse, Avenir Social ou l’Union syndicale bernoise ont dénoncé cette semaine les «attaques incessantes contre l’aide sociale en Suisse», et en particulier le projet du canton de Berne de la réduire de 10% (voir également notre édition du 13 octobre 2017).

«Les mesures d’économies telles qu’envisagées par le canton de Berne sont contre-productives et manquent totalement d’efficacité. Au lieu de soutenir les victimes de la pauvreté, elles leur en font peser encore plus sur les épaules. Cela conduit à l’isolement social, péjore la santé et affecte la situation de logement», dénonce un communiqué diffusé mardi. Co-secrétaire générale d’Avenir Social, Emilie Graff a rappelé que les enfants et les jeunes constituent la plus grande part des bénéficiaires de l’aide sociale et qu’ils ont «besoin d’un accompagnement professionnel et de conditions générales financières stables pour sortir du cercle de la pauvreté et de l’exclusion».

Marianne Hochuli, membre de la direction de Caritas Suisse, a quant à elle contredit l’hypothèse selon laquelle une réduction des forfaits de base couplée à des incitations plus élevées entraînerait une augmentation du taux d’emploi. «De nombreux bénéficiaires de l’aide sociale sont des working poor ou des personnes incapables de trouver un emploi malgré une recherche intensive», a-t-elle affirmé. Ueli Mäder, professeur émérite de sociologie à l’Université de Bâle, a enfin souligné l’impact de la situation sur le marché du logement: «Un tiers de l’aide sociale est directement absorbé par le marché du logement», a-t-il rappelé.

Le même jour, l’OFS a publié une étude démontrant que si aucune prestation sociale n’était versée (à l’exception de l’AVS), 15,9% de la population suisse serait considérée comme pauvre. Avec les aides sociales, ce taux passe à 7% de la population.

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