Une somme sur les gauches radicales

Livre• Professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles, Pascal Delwitt a sorti une somme livresque consacrée aux gauches radicales en Europe du XIXe au XXIe siècles.

Professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles, Pascal Delwitt a sorti une somme livresque consacrée aux gauches radicales en Europe du XIXe au XXIe siècles. L’ouvrage est divisé en trois parties. La première porte sur la naissance du mouvement socialiste dans le dernier quart du XIXe siècle. La deuxième démarre avec la scission historique entre socialistes et communistes au lendemain de la guerre de 14-18 et de la révolution d’octobre 1917. Centré surtout sur le mouvement communiste européen, le propos se fixe alors sur les transformations que connaissent le mouvement communiste et les mouvements qui s’en réclament, jusqu’à la chute du mur de Berlin et de l’Union soviétique.

«A partir de 1918, la gauche radicale s’identifie largement à la famille communiste. Pour autant, la synonymie n’est pas parfaite. Des courants anarchistes, le syndicalisme révolutionnaire et des dissidences du mouvement communiste international- trotskiste et maoïste surtout (pourtant peu abordées dans le texte, ndlr) – se sont donnés à voir comme des vecteurs et des organisations de la gauche radicale», explique le politologue.

La dernière partie (malheureusement la plus courte) aborde le nouveau paysage européen des gauches radicales, un courant marqué par une forte identité anti-capitaliste et un positionnement à la gauche de la social-démocratie. Le livre présente les différentes tendances d’un courant pluriel, en donnant un aperçu des trajectoires de partis comme le PCF, die Linke, le PCE, Syriza, le PTB, le PCP, Podemos ou le Socialistiche Partij hollandais ou la «maison commune» du groupe de la gauche unitaire – Gauche verte nordique au parlement européen. Une histoire qui reste encore difficile à évaluer, car elle est en train de se faire.

Pascal Delwit, Les gauches radicales en Europe, XIXe-XXIe siècles, Editions de l’université de Bruxelles, 2017, 650 pages.

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