Face à Trump, une mobilisation nécessaire

Il faut le dire • Des manifestations contre la venue du président Trump à Davos se préparent dans plusieurs villes de Suisse.

«Non, Mister Trump, you’re not welcome!». Alors que le président américain s’apprête à débarquer au Word economic Forum de Davos et que Johann Schneider-Ammann, au nom du Conseil fédéral, espère mendier quelques minutes de discussions avec l’intéressé afin de renforcer les liens économiques entre les USA et la Suisse, la résistance contre le magnat new-yorkais s’intensifie.

Campax, une nouvelle association basée à Zurich, vient de lancer une pétition sur Internet qui a recueilli plus de 15’000 signatures, réinterprétant le slogan de campagne de Trump en exigeant «World first, not America First!».

De son côté, la Jeunesse socialiste suisse appelle à une manifestation solidaire, pacifique et non-violente, le 25 janvier sur la place de la poste à Davos. Une demande d’autorisation a déjà été déposée auprès des autorités locales.

En Suisse romande, un appel à la mobilisation, lancé par le syndicaliste Paolo Gilardi, soutenu par Unia, le SSP, le Groupe pour une Suisse sans armée, solidaritéS ou le Parti du Travail invite à un rassemblement le mardi 23 janvier à la Place du Molard de Genève dès 18 heures. Des actions conjointes auront lieu même jour même heure à Lausanne (Place de l’Europe), Fribourg (Place Georges-Python) ou Neuchâtel (place Pury) et à Bellinzone.

«Donald Trump n’est ni respectable, ni légitime. Il est un ennemi de l’humanité!», proclame le comité genevois. Il rappelle que l’élu de la Maison-Blanche est aussi bien belliqueux que sexiste, raciste ou anti-écologique. Ses dérapages sont connus de tous. Son programme économique ne vaut guère mieux et plébiscite les cadeaux fiscaux aux nantis.

Son projet de réforme fiscale, approuvé fin 2018 par le Congrès, réduira les impôts fédéraux sur les sociétés (dont le taux nominal d’imposition passera de 35% à 21%) et sur le revenu, ce qui en coûtera 1’500 milliards de dollars pour les finances publiques au cours de la prochaine décennie. Selon Le Monde, les 1% les plus riches ayant un revenu supérieur à 500’000 dollars vont économiser 60 milliards de dollars d’impôt, alors que les plus pauvres (moins de 20’000 dollars), qui représentent 22,5 % de la population, toucheront 2,2 milliards, soit 0,15 % de la réforme.

Trump représente la guerre de tous contre tous, l’impérialisme étasunien à outrance, le court-termisme et le mépris global, accroché à une idéologie nationalo-néolibérale pur jus. Qui veut encore en faire un modèle pour le XXIe siècle?

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