Le parascolaire vaudois en grogne

Vaud • Les salariés de l’accueil parascolaire sont en grogne dans le Canton de Vaud. Ils le feront savoir en débrayant la journée du mardi 13 septembre et en manifestant en soirée sur la place de la Gare à Lausanne.

Les salariés de l’accueil parascolaire sont en grogne dans le Canton de Vaud. Ils le feront savoir en débrayant la journée du mardi 13 septembre et en manifestant en soirée sur la place de la Gare à Lausanne. Raison de la colère? Le 13 septembre, l’Établissement intercommunal pour l’accueil parascolaire (EIAP), a présenté un nouveau cadre de référence aux communes. «L’EIAP ne propose rien de moins que de diminuer les ressources à disposition des directions (en termes de taux d’emploi) pour la supervision des activités, le projet pédagogique et la conduite des équipes éducatives. Mais aussi de faire appel à une population croissante de personnel non-formé et d’augmenter la taille des groupes d’enfants », explique Maria Pedrosa, secrétaire régionale de SSP dans les colonnes de Services publics. «Actuellement, un-e éducateur-trice doit gérer un maximum de 12 à 15 enfants en même temps – le nouvel accord-cadre prévoit de faire passer ce nombre à 20 dès l’année prochaine! Comment, dans ces conditions, les éducateurs-trices pourraient-ils et pourraient-elles remplir leur mission d’intégration d’enfants à besoins spécifiques et d’éveil à la citoyenneté, comme l’exige pourtant la loi sur l’accueil de jour (LAJE)?», accuse Ensemble à Gauche (EàG), qui appelle à soutenir les manifestants.

Pour la coalition de gauche radicale, cette péjoration des conditions d’accueil pour les enfants de la première à la huitième primaire est liée à la Réforme fiscale vaudoise sur l’imposition des bénéfices des entreprises (RIE III). «Les communes( qui subventionnent cet accueil parascolaire, ndlr) sont obligées de faire des économies suite à l’adoption de cette réforme», vitupère EàG. «Cette mesure, sous prétexte d’offrir plus de flexibilité, constitue en réalité une attaque contre l’un de nos services publics et contre un secteur déjà peu reconnu et valorisé, dans lequel travaillent très majoritairement des femmes», conclut EàG. Lancée durant l’été par différentes associations professionnelles, syndicales ou de parents, une pétition avait recueilli plus de 16’000 signatures pour s’opposer aux baisses des normes du parascolaire. Elle avait été déposée le 13 septembre auprès de l’EIAP.