L’USS fixe ses objectifs pour 2019

Suisse • A l’occasion de sa rituelle conférence de presse de début d’année, l’Union syndicale suisse (USS) a défendu ses priorités pour 2019, tout en dénonçant la stagnation des salaires réels.

A l’occasion de sa rituelle conférence de presse de début d’année, l’Union syndicale suisse (USS) a défendu ses priorités pour 2019, tout en dénonçant la stagnation des salaires réels. «Même en Allemagne, la croissance des salaires est plus forte. Simultanément, les primes des caisses maladie augmentent chaque année, ce qui comprime les budgets dans les ménages. Les cotisations aux caisses de pension augmentent également, ce qui se traduit par des déductions plus élevées. En conséquence les salaires nets baissent. Et comme si cela ne suffisait pas: bien que les travailleurs et travailleuses paient plus de cotisations dans les caisses de pension, au final ils reçoivent moins de rentes», a ainsi souligné Giorgio Tuti, vice-président de l’USS. Pour y faire face, la centrale syndicale défend toute une série de mesures. A côté du renforcement de l’AVS, de l’instauration d’une 13ème rente ou de la limitation des primes maladie à 10% du revenu des ménages, elle exige une augmentation substantielle des salaires des travailleurs de longue date (qui n’ont pas vu d’augmentation de salaire depuis 2010) et des femmes, ainsi que la mise en œuvre rapide et systématique du contrôle des salaires prescrits par la nouvelle loi sur l’égalité. «La stagnation des salaires et les coûts croissants du 2e pilier mettent à mal la demande intérieure, surtout la consommation des particuliers. Il est donc tout sauf surprenant que le commerce de détail en Suisse se plaigne d’un recul des ventes», a encore relevé Daniel Lampart, économiste

Pour sa part, Vania Alleva, vice-présidente de l’USS a dit tout le mal qu’elle pensait d’un futur accord-cadre Suisse- UE, mettant en péril les mesures d’accompagnement à la libre circulation. «Quiconque travaille dans ce pays doit être soumis à nos conditions de travail et percevoir un salaire suisse, indépendamment de son origine. Dans ce contexte, l’accord proposé par le conseiller fédéral Ignazio Cassis est voué à l’échec», a-t-elle expliqué, tout en apportant son soutien à la Grève des femmes du 14 juin.