La CNIL, au secours d’Indymedia, mouche le ministère de l’intérieur en France

France • Media alternatif bien connu, Indymedia, qui a été un vecteur de la contestation anti-OMC de Seattle en 1999, était menacé de déréférencement administratif pour ses antennes locales de Nantes et Grenoble par l'OCLCTIC.

Media alternatif bien connu, Indymedia, qui a été un vecteur de la contestation anti-OMC de Seattle en 1999, était menacé de déréférencement administratif pour ses antennes locales de Nantes et Grenoble par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), lié au Ministère de l’Intérieur. Objets du grief: Des revendications postées sur les 2 sites, suite à l’incendie en 2017 à Grenoble, Meylan et Clermont-Ferrand, des véhicules et locaux de la gendarmerie.

Suite à une audience à laquelle participait la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en décembre dernier, qui s’opposait à cette décision, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, a décidé fin janvier que les autorités ne pouvaient pas bloquer l’accès à des pages du site internet proche des milieux anarcho-libertaires Indymedia. «Il ne ressort pas des pièces du dossier que les auteurs de ces incendies, qu’aucun élément ne permet de rattacher à une organisation terroriste préexistante, auraient adhéré à un projet collectif de déstabilisation de l’Etat et de ses institutions», note le tribunal administratif dans sa décision, citée par l’AFP.