Un répit pour «L’Humanité»

France • Confronté à des difficultés économiques,"L’Humanité" avait été contraint de se déclarer en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Bobigny.

Confronté à des difficultés économiques, L’Humanité avait été contraint de se déclarer en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Après une audience le 30 janvier, Celui-ci a placé, jeudi 7 février, le quotidien communiste en redressement judiciaire avec poursuite d’activité. Dans le cadre de cette procédure de redressement, qui s’accompagne d’une période d’observation de six mois, le tribunal a désigné deux administrateurs judiciaires, et une nouvelle audience est prévue le 27 mars.

Consolider et pérenniser le quotidien

Le tribunal a notamment nommé comme administratrice judiciaire une spécialiste du sauvetage d’entreprises, Hélène Bourbouloux (Thomson, FagorBrandt, Petroplus…), a précisé l’AFP. «Cette décision et la période de transition qui s’ouvre désormais doivent permettre, dans un premier temps, de consolider notre économie de court terme, tout en travaillant à un projet de pérennisation de l’entreprise», souligne le directeur du journal, Patrick Le Hyaric. Il se félicite de le chaîne de solidarité, qui s’est mise en place. «Plusieurs centaines de personnalités d’opinions diverses, de syndicalistes et de syndicats, d’associations, de créateurs, de penseurs, de journalistes, des parlementaires et responsables politiques, ont tenu à manifester leur solidarité par des messages de soutien ou des dons. Des centaines de lectrices et lecteurs ont apporté en quelques jours 700’000 euros en souscription populaire. 470 abonnements ont été réalisés en moins de 10 jours auxquels s’ajoutent les abonnements que réalisent des lectrices et lecteurs dans le cadre de la campagne «à chaque lectrice, lecteur son (sa) nouvel(le) abonné(e)», a t-il précisé dans les colonnes de L’Humanité, appelant à une amplification de l’engagement.