Grogne tous azimuts à Genève

Genève • Lundi, puis mecredi, une centaine de policiers municipaux (APM) de la Ville de Genève s’est mise en grève durant deux heures.

Lundi, puis mecredi, une centaine de policiers municipaux (APM) de la Ville de Genève s’est mise en grève durant deux heures. «Nous ne sommes plus de simples garde-platanes, mais remplissons de nombreuses missions et avons des compétences judiciaires», a expliqué Damien Menetrey, président du Syndicat des polices municipales genevoises (SPMG). Les agents demandent une revalorisation de leur fonction, via l’octroi de deux classes salariales. «On attend des réponses depuis 2010», a précisé le représentant syndical sur Radio Lac.

Interrogé par la RTS, le conseiller administratif en charge du Département de l’environnement urbain et de la sécurité, Guillaume Barrazone, a assuré que cette revalorisation salariale serait avalisée à l’issue d’une rencontre de la commission du personnel de la Ville de Genève le 28 février. A voir.

Sous-effectif chronique

Aux Hôpitaux universitaires (HUG) aussi, la colère gronde chez les salariés du Service d’accueil et d’urgences pédiatriques (SAUP) face au sous-effectif. «Le taux d’activité a augmenté de 36% depuis 2010. En parallèle, le nombre d’équivalents plein-temps a diminué de 15%!», soulignait une employée dans le journal Services publics. «Concrètement, nous demandons huit postes d’infirmiers-ères, six postes d’assistantes en soins et santé communautaire (ASSC) et six postes d’aides-soignant-e-s», précisait-elle. «Nous demandons aussi, depuis plusieurs mois, une rencontre avec le directeur des HUG, M. Levrat, pour pouvoir négocier directement avec lui. On nous répond que la direction étudie la situation. Mais nous aimerions être entendus et considérés»#, assurait-elle.

Le 14 février, le personnel a adopté une résolution, où il exige l’ouverture de négociations avec la direction au 1er mars. Des mesures de lutte dès le 2 mars sont à l’étude en cas de refus de la direction