Un postulat lausannois pour humaniser la police

Vaud • La formation de la police de Lausanne est-elle adéquate pour gérer une ville multiethnique et permet-elle d’éviter le profilage racial?

La formation de la police de Lausanne est-elle adéquate pour gérer une ville multiethnique et permet-elle d’éviter le profilage racial? Pour la conseillère communale du POP, Céline Misiégo, des améliorations sont souhaitables. «De nouvelles matières ont été introduites lors de l’introduction du brevet fédéral: psychologie, éthique, droits humains, police de proximité. Malheureusement très peu d’heures sont consacrées à ces matières», déplore-t-elle. «De plus, la vision enseignée dans la formation de police participe dangereusement à la stigmatisation d’une partie de la population et à un traitement inégal», dénonce-t-elle.

Pour pallier ces défauts, elle vient de déposer un postulat, accepté par le conseil communal le 26 mars, demandant à la Municipalité d’examiner les besoins en formation du corps de police de Lausanne du point de vue des interventions accomplies et des populations rencontrées. Le texte demande aussi à l’exécutif de vérifier que la formation de l’Académie de police de Savatan réponde à ces besoins et le cas échéant, qu’elle entreprenne toutes démarches pour améliorer la formation. «Dans cette école, la valeur centrale est donnée à l’usage de la contrainte physique. De plus le rapport à l’autre est basé sur la méfiance», regrette l’élue.

Elle pense également qu’améliorer la formation rendra les tâches des agents de police plus supportables et les mettra dans de meilleures conditions pour effectuer leur travail