Le SSP demande la démission du CA de l’aéroport

Genève • Coup de théâtre la semaine dernière à l’aéroport de Cointrin. Le chef de la sécurité a été arrêté ainsi que le patron d’une société active dans la formation des employés de sécurité, notamment pour les machines à rayons X.

Coup de théâtre la semaine dernière à l’aéroport de Cointrin. Le chef de la sécurité a été arrêté ainsi que le patron d’une société active dans la formation des employés de sécurité, notamment pour les machines à rayons X. Dans le même temps, la Cour des comptes a signalé des irrégularités dans l’attribution des mandats en 2018 pour l’accueil et le contrôle des files d’attente et le contrôle des bagages à Securitas (où le chef de la sûreté de l’aéroport a travaillé jusqu’en 2011) et sa filiale Custodio. «La question d’une démission du directeur de l’Aéroport se pose aujourd’hui» estime dorénavant Ensemble à Gauche.

Pour sa part, le syndicat SSP appelle à la démission du Conseil d’administration. «Celui-ci a toléré ces pratiques ou il n’a pas rempli sa mission. La grande majorité des quelques 11’000 travailleurs sur la plate-forme de l’AIG n’est pas au bénéfice d’une convention collective de travail (CCT) au mépris de l’article 6,3 du Règlement sur le marché de l’assistance en escale du trafic de lignes et charters à l’Aéroport International de Genève stipulant que toute «l’activité des prestataires de services […] doit être réalisée dans le respect […] de la protection des droits des travailleurs», souligne le syndicat. Il exige la révocation des mandats accordés à Dnata, à Custodio et à Securitas. Face à la gabegie, il demande aussi que le Conseil d’État – en l’espèce Serge Dal Busco – intervienne et mette sous tutelle l’aéroport de Genève afin de «sauvegarder les intérêts de l’institution et de l’Etat».