Formation de qualité pour tous au progamme

Elections fédérales • Députée neuchâteloise et enseignante, Sarah Blum se présente au National et au Conseil aux Etats sur la liste du POP.

Quelles sont vos revendications pour ces élections fédérales?

Sarah Blum En tant qu’enseignante dans une école professionnelle, je défends des programmes d’investissement dans une formation de qualité et une égalité des chances pour tous dans l’accès à celle-ci. Il faut en finir avec les coupes dans la formation et qu’elle soit garantie à tous. Bien que la formation obligatoire et son financement soient du ressort cantonal, je considère que la Confédération doit jouer un rôle d’impulsion pour réduire les disparités entre cantons dans le domaine scolaire. A titre d’exemple, dans un canton comme celui de Neuchâtel, il existe déjà des disparités de conditions d’étude entre les districts en termes de nombre d’élèves par classes ou de possibilités de partir en camps de ski. C’est difficilement admissible.

En ce qui concerne la formation post-obligatoire ou supérieure, la possibilité de suivre des études pour un adolescent à l’université ou dans une Haute-école dépend encore trop largement des moyens économiques de ses parents, de leur formation ou de leur capital culturel. La Confédération peut aussi jouer un rôle pour faciliter l’accès de tous à ce type de formation.

Lutter contre la hausse des taxes d’étude

Vous défendez aussi une formation gratuite pour tous depuis la crèche jusqu’à la formation supérieure, y compris la formation professionnelle. Faut-il supprimer toutes les taxes d’étude?

Supprimer les frais d’écolage est un de nos objectifs pour favoriser la formation de tous. A Neuchâtel, notre parti s’est battu avec les syndicats contre le doublement des frais d’écolage dans les écoles supérieures à plein temps. Le projet de hausse a été annulé début juillet par le gouvernement.

Quelles sont vos autres propositions en matière de démocratisation des études?

Je défends aussi le principe d’une formation obligatoire et gratuite jusqu’à 18 ans. Elle permet ainsi de sécuriser le parcours d’un adolescent, quand il n’a pas encore trouvé d’apprentissage. D’autres points, comme la mise en place d’une école gérée démocratiquement et basée sur la coopération et la responsabilité collective sont essentiels pour favoriser une école, qui développe l’esprit critique et civique.

Dans les écoles, la priorité doit être mise dans le projet pédagogique plutôt que de renforcer les directions ou les postes administratifs. Cela passe par une augmentation du corps enseignant dans les écoles primaires et secondaires et la limitation du nombre d’élèves par classe. Il faut enfin proposer la formation continue des enseignants, en particulier avec le but de comprendre l’élève et son contexte social et économique.

Plus globalement, comment rendre la Suisse nettement plus égalitaire?

Un des points du programme les plus importants pour moi est celui de permettre que chacun puisse vivre dignement en Suisse. Cela passe encore une fois par la possibilité pour chacun de se former.