Le PSS veut réduire la voilure des avions de combat

Suisse • Faut-il acheter une nouvelle flotte d’avions de combats pour six milliards de francs?

Faut-il acheter une nouvelle flotte d’avions de combats pour six milliards de francs? Le Parti socialiste suisse n’est est pas convaincu et a mandaté un think tank américain, Acamar Analyse et Consulting, pour envisager des solutions alternatives, livrant début novembre un volumineux rapport initulé «Air2030plus».

Celui-ci mise sur un concept de sécurité de l’espace aérien moins onéreux, basé sur qutre principaux piliers: un avion de combat léger, un meilleur dispositif radar, un système de conduite et contrôle des opérations plus efficace et une défense sol-air plus performante.

«Tous les pays du monde sont en train d’améliorer la précision de leurs missiles. C’est un développement qui, à mon avis, a été ignoré par le DDPS. Les avions de combat ne protègent personne contre ces missiles balistiques. A l’inverse, la défense antiaérienne est efficace contre ces derniers, les missiles de croisières ou encore les drones», expliquait Michael Unbehauen, président d’Acamar et auteur du rapport Air2030plus dans les colonnes de 24Heures. 

Celui-ci mise sur un concept de sécurité de l’espace aérien moins onéreux, basé sur quatre principaux piliers: un avion de combat léger, un meilleur dispositif radar, un système de conduite et contrôle des opérations plus efficace et une défense sol-air plus performante.

Le rapport préconise ainsi l’achat d’avions de combat légers comme le Leonardo M-346 FA, un aéronef italien. «Ce type d’avion suffit dans la grande majorité des cas de police aérienne, et est donc plus avantageux», considère le PSS. Le parti ne se fait pourtant guère d’illusions et estime que le parlement n’entrera pas en matière sur son projet en décembre. Il en appelle déjà à lancer le référendum dès le printemps 2020 contre l’arrêté de planification sur les nouveaux avions de combat.