Le silence de l’amer

CINÉMA • En cadrages selfies, lointains ou plasticiens, le Woody Allen arabo-chrétien, Elia Suileman, se filme en figure keatonienne quasi muette dans une bohème luxueuse et navrée. A Nazareth, Paris, New York et Haïfa notamment. Déroutant "It Must Be Heaven".

Regardeur mutique et étonné, Elia Suleiman est en terrasse pour son "It Must Be Heaven". Un lieu d'observation idéal d'un quotidien plan-plan, banal et parfois décalé.
Depuis 25 ans, le réalisateur et héros exclusif de ses propres films, Elia Suleiman et une grande part de la critique, croient que son cinéma estampillé «burlesque mélancolique, décalé et émouvant entre gag et manifeste» a quelque chose de vaguement pertinent à esquisser, dire par ricochets allusifs, métaphoriques et satiriques sur… quoi au juste? L’occupation...
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