GE: Motion contre la «jungle» de l’aéroport

Genève • Le 16 janvier, le Grand Conseil genevois a adopté une motion verte invitant le Conseil d’Etat genevois à intervenir pour limiter le recours au personnel auxiliaire sur le site de l’aéroport.

Le 16 janvier, le Grand Conseil genevois a adopté une motion verte invitant le Conseil d’Etat genevois à intervenir pour limiter le recours au personnel auxiliaire sur le site de l’aéroport. «Récemment, un scandale éclatait concernant l’entreprise émirati Dnata: explosion du recours au personnel auxiliaire et création de contrats dits «zéro heure garantie» ont poussé dans une précarité inacceptable de nombreux-ses travailleurseuses», rappelait Marjorie de Chastonay dans son intervention.

«Les employé-e-s auxiliaires sont payés à l’heure et n’ont aucun taux d’activité garanti. Leurs revenus peuvent varier de moins de 1000 francs à 4000 francs par mois», a-t-elle plaidé. Face à cette situation, les salariés ont par ailleurs déposé une plainte en novembre à l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT).

Pour étayer ses revendications la députée a expliqué qu’une Convention d’objectifs avait été signée en mai 2019 entre le Canton et l’Aéroport, où il était stipulé que «les parties poursuivent leurs efforts, en collaboration avec les partenaires sociaux et les instances et autorités concernées, visant à mettre en place des minima protégeant les travailleurs sur le site aéroportuaire de tout dumping salarial ou social».

Par 51 pour et 38 contre, la motion a été transmise directement au gouvernement. Celui-ci a déjà fait savoir qu’il n’a pas les compétences pour intervenir directement dans les conditions de travail des entreprises active à Cointrin, mais expliqué que «les concessions sont établies avec les entreprises qui s’engagent à être signataires d’une convention collective ou à respecter les usages définis l’OCIRT». Pour sa part, le syndicat Unia a salué le vote du parlement, mais exige qu’une Convention collective de travail soit rapidement signée avec Dnata et que des règles s’appliquant à l’entier des entreprises soit aussi négociées avec l’aéroport.