Le trading visé par Extinction Rebellion

Suisse • Lundi, le groupe pro-climat Extinction Rebellion a mené une action simultanée et non-violente dans plusieurs bureaux de sociétés de trading, soit Vitol, Cargill et Mercuria à Genève et Ifchor à Lausanne,

Lundi, le groupe pro-climat Extinction Rebellion a mené une action simultanée et non-violente dans plusieurs bureaux de sociétés de trading, soit Vitol, Cargill et Mercuria à Genève et Ifchor à Lausanne. «Une richesse pour notre économie? Avant tout un désastre absolu pour notre planète: ces matières sont obtenues par des méthodes d’extraction de plus en plus invasives comme le fracking, la recherche et l’exploitation incessantes de nouveaux gisements ou encore la déforestation massive pour l’installation de cultures intensives», expliquent les militants sur leur site.

Ceux-ci mettent aussi en accusation la Suisse. «De facto, notre pays à travers le commerce des matières premières, occupe une place de leader mondial de l’écocide et ce avec l’encouragement des autorités politiques, qu’elles soient locales ou fédérales. Nous dénonçons notre gouvernement, qui soutient ouvertement ce commerce de la mort, souhaitant même en renforcer la compétitivité et la force d’innovation à long terme», dénoncent-ils.
A Genève, le procès contre le jeune activiste du climat Nicolas Bourqui vient de débuter le 18 février. Il est accusé de dommage à la propriété et d’avoir apposé une main rouge et la première page du rapport du GIEC sur les murs du Credit Suisse afin de dénoncer ses investissements dans les énergies fossiles.

Deux trillions de dollars

A l’occasion des débats, une centaine de militants est venue le soutenir devant le palais de justice, avec de nombreuses prises de paroles. «S’attaquer aux flux financiers est une des manières les plus efficaces d’enrayer les impacts du réchauffement climatique, tout simplement parce que depuis la signature de l’accord de Paris en 2015 les banques dans le monde entier ont prêté à l’industrie fossile plus de deux trillions de dollars», a expliqué Nicolas Haeringer de 350.org. A l’issue du jugement, la peine de Nicolas Bourqui a été confirmée grand dam des militants.