Les avions vont-ils reprendre leur envol?

Suisse • Les secteurs de l’aviation et les partenaires sociaux défendent un retour à la normale critiqué par la Grève du climat.

La semaine dernière, l’union patronale ainsi que la faîtière syndicale de l’USS et des partenaires de compagnies d’avions, des voyagistes et aéroports ont formulé trois demandes fondamentales «afin de retrouver la liberté de voyager». Elles ont été remises au président Guy Parmelin à l’occasion de sa visite à l’aéroport de Zurich. Dans leur musette, les propositions de n’imposer aucune restriction de voyage entre les pays présentant un risque similaire de contagion. Mais aussi que les personnes, dont il est prouvé qu’elles ont été vaccinées, qu’elles sont guéries ou que le test de Covid-19 est négatif doivent être libres de quitter la Suisse, d’y entrer et de s’y déplacer.

Dernière demande: mettre rapidement en place une preuve numérique de cet état. «Les nuitées en Suisse ont chuté de 40% et les agences de voyages ont enregistré 80% de réservations en moins. Selon le rapport 2016 sur la politique aéronautique (LUPO), l’effet économique du transport aérien est de plus de 24 milliards de francs par an, ce qui correspond à un effet sur le marché du travail de plus de 138’000 emplois à plein temps», ont insisté les participants de l’initiative «Back in the air».

«Les indemnités RHT nous ont soutenus durant un an et j’espère qu’elles seront prolongées à 24 mois. il ne faut pas oublier que le segment est essentiellement un secteur à bas salaire et les employés.e.s veulent travailler. Si nos avions ne prennent pas leur envol cet été, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés. L’aviation est d’une importance systémique et nous sommes discriminés», a ainsi martelé Sandrine Nicolic-Fuss, présidente du syndicat du personnel de cabine, Kapers. Les propositions n’ont évidemment pas eu l’heur de plaire au mouvement de la Grève du climat suisse, qui a rapidement rejeté les revendications du transport aérien.

«L’année dernière, ce secteur a reçu un cadeau de près de deux milliards de francs de la part du gouvernement suisse, et à l’automne, on a appris que les cadres supérieur.es de Swiss se versaient quand même des primes. L’arrogance et la volonté d’accepter la souffrance et la mort pour leurs profits peuvent difficilement être surpassées», ont dénoncé les activistes du climat. Match retour le 21 mai à l’occasion de la Grève du climat, où devraient se côtoyer syndicats et militant.e.s écologistes.