Le PST-POP ne veut pas d’adhésion à l’UE

Suisse • «L’UE sert les intérêts capitalistes et impérialistes des dirigeants et des multinationales», explique le parti.

Après la mort de l’accord-cadre Suisse-UE, notifiée par le Conseiller fédéral, Guy Parmelin, certains partis ont de fourmis dans les jambes. Si les Vert’libéraux, considèrent que la «situation est désastreuse» et proposent une adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen (EEE), qui comprend, outre l’Union européenne (UE), la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, le PS, sous l’impulsion du conseiller national vaudois, Roger Nordmann, veut aller plus loin et propose de relancer une adhésion à l’UE. Dans ce débat, le Parti suisse du travail (PST-POP) a fait savoir qu’il s’opposait à toute adhésion. «L’UE sert les intérêts capitalistes et impérialistes des dirigeants et des multinationales», rappelle le parti, tout en vouant aux gémonies les accords bilatéraux. entre la Suisse et l’UE.

«Ceux-ci ont servi exclusivement à consolider une politique néolibérale en Suisse. Nous ne voulons pas de cette Europe antisociale et impérialiste, qui met à mal les travailleurs/euses, les classes populaires et refoule les migrants qui se noient en Méditerranée», relève le parti, qui en appelle à de nouveaux accords avec les pays européens. Il dénonce aussi les menaces de la Cour européenne de justice, organe supranational, sur la souveraineté de la Suisse.