L’espoir vit à travers la lutte : Ken Loach et I, Daniel Blake honorés à Locarno

Interview • Le dernier long-métrage de Ken Loach, “I, Daniel Blake”, pour lequel le réalisateur britannique a reçu une Palme d’or au Festival de Cannes au mois de mai dernier, vient d’être primé au Festival du film de Locarno où il a reçu le Prix du public. Le réalisateur britannique était accompagné au Tessin par l’acteur Dave Jones, un des protagonistes principaux du film, et par la cinéaste Louise Osmond, réalisatrice du documentaire “Versus : The Life and Times of Ken Loach” (2016). Retour sur la filmographie et interview d’un grand cinéaste

Ken Loach à Locarno lors de la conversation avec le public. © Festival du film de Locarno / Pablo Gianinazzi

La 69ème édition du Festival du film de Locarno a permis d’évoquer la richesse exceptionnelle de l’œuvre de Kenneth Loach, la qualité de sa collaboration avec les acteurs et scénaristes de ses films, ainsi que les grands espoirs suscités par le nouveau leader du parti travailliste Jeremy Corbin.

Un record d’affluence pour le festival de Locarno: bercées par les douces caresses de la brise estivale, elles étaient pas moins de 7500 personnes à ovationner le dernier film du réalisateur, I, Daniel Blake, projeté jeudi 11 août au soir sur la Piazza Grande.

Un cinéaste à son apogée

L’intrigue et le thème du film rappellent d’autres réalisations antérieures du cinéaste, d’ailleurs souvent saluées unanimement par le public et la critique. La ferveur locarnaise s’inscrit donc dans le cours d’une longue et très belle aventure. L’intérêt manifesté au Tessin pour I, Daniel Blake résonne avec la reconnaissance qui s’exprime aujourd’hui un peu partout à l’égard du cinéaste.

Agé aujourd’hui de 80 ans, l’artiste a porté des réalisations fortes, à intervalle très régulier, pendant plus de quarante ans. Issu de la riche tradition du réalisme social britannique, le cinéma de Ken Loach s’est déployé, sur le grand comme sur le petit écran, depuis les années 1960. Mue par la conviction que le monde peut être changé positivement par l’art, sa caméra a exploré et explore, inflexiblement et avec une acuité rare, les combats menés par les classes populaires. Elle a documenté et documente avec une profonde justesse les épreuves qu’elles ont traversées ainsi que les souffrances qu’elles endurent encore, en particulier depuis l’avènement du post-fordisme.

Une histoire d’amitié et de solidarité

Le documentaire Versus : The Life and Times of Ken Loach de Louise Osmond, sorti cette année, nous plonge, dans l’après-midi de Locarno, peu avant la projection de I, Daniel Blake, dans le terreau de la plupart de ses films: celui de l’Angleterre laborieuse, urbaine et suburbaine. La misère qui sévit dans les quartiers de banlieue pauvres au début des années 1960 est difficilement imaginable. L’état d’esprit de l’élite médiatique et culturelle d’alors est, en outre, c’est le moins que l’on puisse dire, peu porté vers le progressisme. « C’était une société de classe. Nous voulions la changer. Aucun film que le grand public pouvait voir à l’époque ne montrait la réalité, celle vécue par des gens réels. Ainsi, par exemple, il était inconcevable de montrer la sexualité de la classe moyenne ou de la classe ouvrière ». Ces mots sont de Tony Garnett, premier producteur du réalisateur, dont la voix, comme celle de Paul Laverty, résonne à de nombreuses reprises dans le documentaire de Louise Osmond. Loach devra notamment à Garnett de l’avoir présenté à Jim Allen, auteur et scénariste, avec lequel il collaborera pendant vingt-cinq ans.

Dans la misérable cité de Chelsea, on a l’habitude de faire la queue durant plusieurs heures pour téléphoner. Le bain pour se doucher doit se partager lui aussi avec l’ensemble de la communauté. L’interruption volontaire de grossesse est illégale. Garnett a cinq ans lorsque sa mère meurt de septicémie des suites d’un avortement clandestin. Son père se suicide dix jours plus tard. Il est élevé par son oncle et sa tante. Son diplôme universitaire en poche, Garnett va toucher, tout comme Loach, au métier de comédien. Avec Poor Cow (1967) et Kes (1969), le téléfilm Cathy Come Home, diffusé sur BBC1 en novembre 1968, contribue à faire connaître Loach du grand public. Produit par Garnett, le film met en scène la relation d’un jeune couple, Cathy and Reg. Ils vivent une relation heureuse jusqu’à ce que Reg perde son travail. Dès lors, la descente aux enfers commence : de la perte du logement à la perte de l’autorité parentale. La scène où Katie hurle en se tordant de douleur parce que l’assistante sociale lui retire de force son bébé frappe la conscience des téléspectateurs. Elle marquera au fer rouge l’esprit de nombreux cinéphiles, fans du cinéaste.

Natif de Nuneaton (Warwickshire), Ken ne réalisera que partiellement l’ambition du père Loach, électricien d’usine, qui le rêvait avocat. Pour la jeunesse issue de son milieu, l’examen permettant de rejoindre la public school est très exigeant et sélectif. Au Saint-Peter’s College d’Oxford, Ken Loach étudie le droit et s’essaie au théâtre. Cependant, c’est surtout l’arrogance sans limite de ses pairs, représentants d’une classe dirigeante britannique encore extrêmement puissante, qui frappe alors son esprit. La misère, le chômage, la lutte des classes : il n’a pas été pleinement exposé à ces phénomènes dans le cadre familial. Ou, en tous cas, il n’y a pas été autant confronté que Tony Garnett, Jim Allen ou Paul Laverty. C’est sur la base de leurs écrits, scénarios et productions, et en surmontant à plusieurs reprises les réticences de la télévision publique, que Ken Loach va en prendre véritablement la pleine mesure. Pour ce faire, il effectuera avec de “vrais acteurs”, le plus souvent non-professionnels, un travail de terrain très documenté et rigoureux.

Il apprend ainsi à être le témoin des multiples facettes de la réalité sociale britannique. Dès la fin des années 1960 et jusqu’à aujourd’hui, Loach scrutera les formes prises par le contrôle social et la névrose de marchandisation à l’ère du libéralisme économique triomphant au Royaume Uni. Son cinéma décrit avec chaleur l’amitié et la solidarité qui règnent au sein de la classe ouvrière et de la classe moyenne. Il est donc immédiatement pris en grippe par les Tories et la presse conservatrice. Habile à retourner sur le passé, Loach n’élude pas les sujets collectifs douloureux, à l’instar du drame irlandais qui hante le récit national  (The Wind that Shakes the Barley, première Palme d’Or à Cannes en 2006). De Family Life (1971) à I, Daniel Blake (2016) en passant par Riff Raff (1990) qui relance sa carrière après une période difficile, marquée par la tragédie du décès accidentel de l’un de ses fils, Loach met sa fantastique énergie et son inflexible détermination au service de thèmes sociaux récurrents : la petite criminalité et la quête de réinsertion des anciens taulards (Riff Raff (1991), Sweet Sixteen (2002), Angel’s Share (2012)), les dysfonctionnements des services sociaux (Lady Bird (1994), I, Daniel Blake (2016)), la précarisation – progressive et extrême – du travail salarié (Raining Stones (1993), My Name is Joe (2001)), la trahison de la base militante par l’élite des syndicats (Question of Leadership (1981), The Navigators (2001)), les combats valeureux des partisans du socialisme libertaire ou internationaliste (Fatherland (1986), Hidden Agenda (1990), Land and Freedom (1995), Carla’s Song (1996)), les injustices subies par les travailleurs migrants, le choc des cultures et la complexité des rapports inter-ethniques dans le monde anglo-saxon (Bread and Roses (2000), It is a Free World (2007)).

La complicité de « vrais acteurs »

La présence de Dave Jones à Locarno permet d’évoquer le scénario et le travail effectué par l’équipe de tournage de I, Daniel Blake. Le film est un plaidoyer acéré contre les dérives bureaucratiques des services publics anglais à l’heure de leur privatisation galopante. Selon Loach, nombre de chômeurs et de personnes à la santé précaire sont aujourd’hui les victimes de la « cruauté consciente et délibérée » des services sociaux et des agences de placement. Les normes managériales, calquées sur celles en vigueur au sein du secteur privé, ont pour effet de punir les pauvres et les assistés. Tel est le cas du personnage de Daniel Blake, qui doit faire appel d’une décision des services sociaux qui l’a privé de l’allocation qui lui revenait. Son accident cardiaque n’a pas suffi à convaincre l’agence à qui son cas est sous-traité par les services sociaux de son inaptitude au travail. Sa errance conduit le héros dans un Job Center où il rencontre Katie, mère célibataire contrainte de loger à quatre-cent-cinquante kilomètres de sa ville natale pour éviter d’être assignée à un foyer de sans-abris qui lui ferait perdre la garde de ses deux enfants. Les liens réconfortants qui se nouent entre les deux protagonistes émeuvent, et ce d’autant plus qu’ils ne privent pas le récit d’un dénouement tragique.

Interrogé par le public locarnais sur sa collaboration avec Ken Loach, Dave Jones raconte que le personnage de Daniel Blake qu’il incarne dans le film est proche du milieu ouvrier duquel son père est issu. L’acteur a grandi à Byker, région de Tyneside au Nord-Est de l’Angleterre où plusieurs scènes du film ont été tournées. Il a rencontré Ken Loach tout simplement après avoir appris d’un ami que ce dernier et son scénariste Paul Laverty effectuaient un travail d’approche dans sa région. Le « casting » qu’il a vécu avec eux et d’autres protagonistes du projet avait très peu à avoir avec un casting de film traditionnel. La rencontre s’effectue sur la base de discussions et d’échanges à bâtons rompus. Sur le plateau, une grande place est réservée à l’improvisation. Ainsi, pour son film Bread and Roses, raconte Ken Loach, les deux actrices principales étaient très soucieuses d’accorder à un récit auquel elles s’identifiaient fortement le dénouement le plus crédible possible. Elles parvinrent à faire évoluer le scénario de Paul Laverty dans une direction complètement inattendue, mais plus vraisemblable.

Revenant au sujet de sa dernière réalisation, Loach évoque les circonstances qui l’ont conduit à s’intéresser aux dysfonctionnements massifs et avérés de certains services étatiques, en particulier les jobs centers soumis à la pression des programmes d’austérité et à l’idéologie de l’activation. Il a rencontré des jeunes de 19 ans, sous-alimentés, véritables esclaves du travail (ou plutôt du non-travail) journalier. Son intérêt s’oriente parallèlement sur le rôle des banques alimentaires. La solidarité naturelle entre individus, les rapports de bon et généreux voisinage, sont les seuls à pouvoir suppléer à la démission totale de l’appareil étatique, fait-il observer. Fait gravissime, l’Etat est aujourd’hui complètement incapable d’incarner les principes de solidarité qui sont pourtant sa raison d’être.

Le grand espoir porté par Jeremy Corbin

La discussion s’oriente alors sur des questions d’actualité politique immédiate, en particulier la perception des enjeux relatifs au Brexit parmi les personnes impliquées dans le tournage du film I, Daniel Blake. Les personnages de Daniel et Katie auraient-ils voté pour le Brexit ? D’après Dave Jones, Daniel aurait probablement voté pour le Brexit pour manifester sa colère contre l’indifférence des élites face aux personnes dans sa situation. Selon Ken Loach, Katie aurait voté Remain car elle a l’expérience de la vie dans les grandes villes et connaît l’apport positif du brassage des cultures et des populations.

Quel que soit la vraisemblance de ces scénarios, un espoir tout de même, et non des moindres, est évoqué en conclusion de la rencontre. Ken Loach estime que le Labor Party fait face à un tournant historique. A l’instar d’une personnalité comme Bernie Sanders dans le contexte étasunien, Jeremy Corbin, le nouveau leader que s’est choisi le Parti travailliste, incarne vraiment une politique de gauche. Il participe activement par exemple aux grèves, ce qu’aucun leader travailliste n’a jamais fait au cours du siècle dernier. A l’heure des défis planétaires colossaux qui s’annoncent (faillite ou dette des Etats, déséquilibres Nord-Sud, réchauffement climatique, crise migratoire), Corbin pourrait redonner à la gauche et à la jeunesse britanniques dignité et confiance en elles-mêmes. Ken Loach souligne enfin « le besoin de confiance et de cohésion de classe » et invite le public rassemblé à Locarno à « ne jamais cesser de croire en la possibilité de l’espoir ».

« Dans ce que nous avons fait, l’écrivain était le premier créateur, pas le réalisateur »

Ken Loach a répondu avec modestie et gentillesse à nos questions sur quelques aspects de son œuvre à l’Hôtel Belvedère de Locarno.

Vous explorez dans votre filmographie l’impact des transformations du monde du travail sur la vie de la classe ouvrière et de la classe moyenne britannique. Après la période dite des Trente Glorieuses, les protections fondées sur les assurances sociales, conçues initialement pour les ouvriers industriels peu qualifiés disposant d’un contrat à durée indéterminée, en particulier dans les services industriels ou l’économie dite de service classique, s’avèrent totalement inadaptées pour protéger des parcours professionnels plus mobiles, moins linéaires et plus précaires?

J’explore en effet ce thème, notamment dans Which side you are on ?, qui porte sur la grève des mineurs de 1984. J’ai suivi aussi la grève des dockers de Liverpool au milieu des années 1990. A ce moment-là, la nature du travail était en train de changer. Les dockers devaient défendre leur emploi contre la précarisation.

Le film The Navigators (2001), qui évoque les effets désastreux de la privatisation des chemins de fer britanniques et la trahison des syndicats, – un autre thème d’ailleurs très présent dans votre œuvre -, traite de la même thématique.

En effet, il s’agit d’un processus graduel. A chaque fois, le travail devient de plus en plus précaire.

Lors de la conversation avec le public ce matin à Locarno, vous avez affirmé que les films peuvent « agiter », dans une certaine mesure « éduquer », mais qu’ils ne peuvent pas « organiser » (le monde/la réalité sociale, NdA) ? Selon vous, comment les films contribuent-ils à éveiller les consciences des « citoyens spectateurs » ?

Les films peuvent aider à articuler la colère, je pense. En particulier lorsque l’on ressent un sentiment diffus d’insatisfaction, d’antipathie ou de colère (par exemple les gens sont furieux ou abattus devant les nouvelles qu’on leur annonce à la télévision). Les films peuvent aider à focaliser le mécontentent, à canaliser la colère sur une situation précise, à cristalliser l’émotion. Les gens ressentent alors une colère précise, à propos d’une situation précise. Le spectateur est peut-être alors enclin à participer à une campagne, à lire un livre, à participer à quelque chose qui dépasse sa propre personne. On peut en effet se sentir confus par rapport à sa situation individuelle car on peine à séparer les détails du tableau général. En voyant la situation d’autrui, on perçoit sa propre situation plus clairement, en regard de la situation de sa communauté ou de son lieu de travail, etc.

Beaucoup de vos réalisations mettent en scène des personnages qui doivent faire face à des situations extrêmes et qui sont tiraillés par des dilemmes personnels très éprouvants. Les principes de moralité, de nécessité et d’opportunité semblent leur indiquer des voies différentes à suivre face à ces situations.

Ces dilemmes se reflètent particulièrement bien dans le film My Name is Joe. Cela tient au récit de Paul Laverty. L’écriture de Paul est tellement bonne! Dans ce que nous avons fait, l’écrivain est le premier créateur, pas le réalisateur. Pour moi, il est essentiel que la contribution de l’écrivain soit reconnue. L’écriture de Paul Laverty, comme celle de Jim Allen, est exceptionnelle. Dans My Name is Joe, le dilemme est le suivant : pour protéger un jeune enfant, Joe doit dealer de la drogue. C’est une action terrible à entreprendre. Il est lui-même un ancien alcoolique en voie de guérison. Il vit une relation amoureuse avec une femme, elle-même thérapeute, qui l’aide à sortir de son addiction. Or, pour protéger son jeune ami, il doit aider un caïd de la drogue. Il semble faire face à un dilemme cornélien. En réalité, il n’a pas d’autre choix que de dealer. Et la drogue l’amène à la prison. Voilà le genre de dilemmes auxquels sont confrontés les personnes dépourvues de pouvoir économique.

Dans I, Daniel Blake, quels sont les dilemmes principaux auxquels sont confrontés les personnages ?

Dans I, Daniel Blake, le dilemme principal concerne Katie. Sa seule manière de survivre est de faire commerce de son corps. En d’autres termes, elle est confrontée au dilemme de la dégradation : est-ce qu’elle mange ? est-ce qu’elle nourrit ses enfants ? Dans l’affirmative, elle doit se prostituer. Beaucoup des femmes qui se prostituent sont confrontées à ce dilemme.

Dans le documentaire de Louise Osmond, Versus : The Life and Times of Ken Loach, vos associés relèvent le long et difficile travail entrepris pour convaincre la télévision publique de soutenir vos films. Il a fallu persuader la BBC et Channel 4 que vos récits étaient suffisamment bien construits pour éviter des polémiques gratuites, qu’ils avaient une valeur sociale et une utilité publique suffisamment importante.

La question du financement et les difficultés rencontrées ont toujours été le reflet de la situation politique et économique. Dans les années 1960, la classe dominante se sentait suffisamment sûre d’elle ; alors, la télévision publique était plus ouverte. Plus tard, dans les années 1980, on était précisément dans une période de conflit social. Thatcher voulait mettre à genou les représentants du travail organisé. Elle devait initier le conflit de classes. Et pendant que cette bataille était en train de se jouer, la classe dirigeante était très intolérante. C’est pourquoi, il n’y avait pas de place pour mes films. Donc, les possibilités de financement ont toujours reflété les rapports de force entre les classes à des moments donnés.

La situation a changé au début des années 1990 au moment où vous avez tourné Riff Raff. Il y avait alors plus de flexibilité du côté de la BBC ?

Oui, dans les années 1990, les choses se sont simplifiées car la classe dirigeante avait gagné la bataille des années 1980. Elle avait vaincu les syndicats. Elle avait réussi à obtenir le chômage de masse, qui est devenu un trait permanent de l’économie. C’est exactement ce qu’elle recherchait car cela permettait le dumping salarial. Les Tories ont mis en place des lois anti-syndicales. Ils étaient en train de montrer la voie en Europe. Les autres Etats ont d’ailleurs suivi.

Pouvez-vous nous résumer l’importance que vous accordez au fait de recourir à des acteurs novices ou non-professionnels ?

Je ne pas traite pas les acteurs avec lesquels je travaille comme des interviewés d’un entretien d’embauche. Je parle avec eux des choses qu’ils connaissent, dont ils sont experts, avec lesquels ils sentent à l’aise. Le plus important pour moi est que les valeurs d’amitié et de solidarité soient respectées à l’intérieur comme en dehors du plateau de tournage.

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