12’000 signatures contre la fermeture d’offices

Vaud• La coalition «Touche pas à ma poste» a déposé 12’000 signatures cette semaine auprès des autorités vaudoises. «Nous voulons que le Conseil d’Etat fasse pression sur les autorités fédérales et la direction de La Poste», explique Christophe Grand, un de ses membres.

Mardi, la coalition vaudoise «Touche pas à ma poste», qui regroupe le POP, Syndicom et l’association citoyenne pour la défense des usagers des services publics (ACIDUS), a déposé au Grand Conseil vaudois une pétition munie de 10’311 signatures contre le démantèlement des offices de poste et ses conséquences à la fois sur les usagers et sur les salariés. 2000 signatures supplémentaires contre la fermeture de la poste d’Ollon ont également été transmises. «Nous voulons que le Conseil d’Etat fasse pression auprès des autorités fédérales et sur la direction de La Poste», explique Christophe Grand, secrétaire du POP, qui dénonce «des attaques constantes contre le personnel et les usagers, qui vont à l’encontre de ce que l’on attend du service public». Pour rappel, la Poste avait annoncé en juin que seules 78 de ses filiales vaudoises sur les 127 actuelles étaient garanties, et ce «au moins jusqu’en 2020». Des annonces similaires ont été faites dans tous les cantons. La Poste a annoncé que sa restructuration pourrait toucher 1200 personnes au niveau Suisse.

Une interpellation déposée au printemps
Au printemps, le POP avait déjà demandé au Conseil d’Etat ce qu’il entendait faire face à la situation, via une interpellation de son député Marc Oran. Dans sa réponse datée de septembre, l’exécutif précise qu’il a rencontré La Poste à deux reprises, réunions au cours desquelles il a signifié au géant jaune qu’il «ne cautionnerait aucune transformation ou fermeture d’offices postaux qui ne serait pas acceptée par les autorités communales concernées» et qu’«il attendait de la Poste qu’elle délivre un service postal et de paiement universel accessible aisément sur l’ensemble du canton, destiné à l’ensemble de la population, permettant l’accès à l’ensemble des prestations du service postal et de paiement et offert à un prix raisonnable».

Le Conseil d’Etat signale également qu’en vue de futures réunions avec le géant jaune, il a décidé de créer un groupe de travail chargé de réfléchir à des critères dont la Poste n’aurait pas tenu compte dans le cadre de sa stratégie, en particulier au regard du développement économique et démographique du canton. Il précise encore se tenir à la disposition des communes pour les soutenir en cas d’opposition à la fermeture de leur office, notamment dans le cadre de leur droit de recours auprès de la commission de la poste (PostCom). Enfin l’exécutif cantonal affirme qu’il «suivra avec attention» le traitement des différentes motions déposées au niveau fédéral dans le cadre du démantèlement de La Poste.

Pour Chrisophe Grand, ces mesures sont insuffisantes et le Conseil d’Etat doit accentuer sa pression sur la direction de La Poste et les autorités fédérales. Le militant souligne encore que le dépôt de la pétition ne signifie pas la fin de la campagne sur le sujet. L’organisation d’une manifestation au niveau national fait notamment partie des actions envisagées.

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