La bureaucratie néolibérale corsète le monde

La chronique de Jean-Marie Meilland• David Graeber, anthropologue anarchiste américain et l’un des animateurs du mouvement Occupy Wall Street, a publié en 2015 un ouvrage intitulé en français «Bureaucratie». Ce livre permet de réfléchir de manière inhabituelle à diverses questions concernant le système dans lequel nous vivons.

Avons-nous besoin des partis politiques?

La chronique de Jean-Marie Meilland• A l’occasion de la récente élection présidentielle française, on a pu lire des commentaires souvent critiques à l’égard des partis politiques. En effet, dans les démocraties représentatives libérales, les partis jouent un rôle central, qui n’est pas toujours très démocratique. Ce sont eux qui choisissent les thèmes débattus, désignent les candidats, et élaborent des stratégies, parfois douteuses, pour conquérir le pouvoir. Ils se substituent aux citoyens plus qu’ils ne les représentent, ceux-ci étant souvent réduits à la fonction de petits soldats obéissants à leur service. Les pratiques récentes des primaires ouvertes et la volonté de certains de dépasser la structure partisane ont plutôt tendance à donner un nouvel habillage aux partis qu’à les dépasser. Ces divers éléments m’ont donné l’idée de procéder à une petite réflexion de citoyen sur ces institutions vénérables et contestées.

La robotisation ne saurait être inéluctable

La chronique de Jean-Marie Meilland• On entend parler ces derniers temps du revenu de base et d’une taxe sur les robots pour affronter les pertes d’emplois issues de la robotisation. Ces deux mesures permettraient d’assurer un revenu à tous ceux qui n’accéderaient plus au travail. On juge que l’évolution vers la robotisation est inéluctable, et qu’elle va nécessairement entraîner la disparition d’un grand nombre d’emplois.

Un peuple choisit son avenir

La chronique de Jean-Marie Meilland• L’Ecosse a connu ces dernières années une évolution rapide vers l’indépendance. Si le référendum de 2014 fut un échec relatif (55% de non), la tendance principale de la politique écossaise depuis une quinzaine d’années n’en a pas moins été un renforcement constant de l’idée nationale. L’instrument politique majeur de cette tendance est le SNP (Scottish National Party), un parti nationaliste de gauche en plein essor.

Quand l’identité a un sens progressiste, de la musique aux partis politiques

La chronique de Jean-Marie Meilland• Peut-on être à la foi nationaliste et progressiste? A l’heure de la mondialisation néolibérale, il existe des projets nationaux progressistes qui défendent le droit à vivre dans son pays en préservant sa culture propre et en contrôlant démocratiquement ses richesses: est-ce une idée de droite? Etre attaché à une identité collective, en étant fier des éléments culturels caractéristiques de sa communauté, ne signifie aucunement qu’on méprise et qu’on rejette les autres sociétés: au contraire, plus on a confiance dans son identité collective, plus on est ouvert au dialogue et aux échanges avec les autres...

«De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins» : la base de la reconnaissance sociale

La chronique de Jean-Marie Meilland• «De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins», voilà une maxime maintes fois répétée et commentée par les fondateurs du socialisme1. Elle signifie que chacun apporte à la société ce qu’il est capable de lui apporter, ni plus, ni moins, et qu’en échange, la société lui garantit ce dont il a besoin pour vivre et s’épanouir.

Ces progrès que la bourgeoisie ne peut tolérer

la chronique de Jean-Marie Meilland• Jusqu'aux années 1970, qu'on ait cru ou non à un sens de l'histoire, on pouvait penser que dans le Nord la situation politique et sociale s'était depuis trois siècles régulièrement améliorée. Avec optimisme, on jugeait que cette tendance allait se poursuivre. Aujourd'hui, on doit bien constater qu'on vit plus que jamais sous la dictature de la bourgeoisie, qui trie entre les améliorations qui lui plaisent et celles dont elle ne veut pas.

le revenu de base inconditionnel: légalisation de la société à deux vitesses

La chronique de Jean-Marie Meilland• On a récemment distribué des billets de dix francs à la gare de Zürich. J’aurais sans doute été du nombre (petit paraît-il) de ceux qui ont refusé le cadeau. L’argent sert en effet à acheter, et si on ne me demande rien en échange, j’ai la fâcheuse impression que c’est moi que l’on commence à acheter.

Le film demain ouvre des portes sur l’avenir

La chronique de Jean-Marie Meilland• Le film Demain (1) suscite un vif intérêt. Il est particulièrement bien adapté à cette période où tant d’inquiétudes se manifestent dans les pays du Nord, par rapport à l’évolution économique, par rapport à la crise environnementale, par rapport aux drames des migrations. Et cet intérêt me semble largement mérité. Alors que nombre de films et d’ouvrages critiques offrent de magistrales dénonciations des situations inacceptables et d’excellentes propositions pour ce qu’il faudrait faire, le film Demain s’attache plutôt à présenter ce qui se fait déjà, ce qui est déjà plus encourageant.